Nous les expulsés
d’Alsace-Lorraine

1918 est une date charnière pour l’Alsace et pour la Moselle. La France déchire le traité de Francfort du 10 mai 1871 par lequel elle avait cédé « à perpétuité, en toute souveraineté et propriété » les trois départements français actuels (art. 1 du traité préliminaire de paix du 26 févr. 1871).

Mais, entre-temps, des dizaines de milliers d’Allemands d’outre Rhin étaient progressivement venus s’installer dans le nouveau Reichsland, des militaires, des fonctionnaires mais également des milliers de commerçants, d’artisans et d’ouvriers avec femmes et enfants. Si les fonctionnaires  et les militaires vécurent souvent entre eux, les autres se mélangèrent à la population locale en nouant des liens amicaux voire matrimoniaux. Aussi n’en revinrent-ils pas lorsqu’ils furent sommés de quitter, certains du jour au lendemain, leur nouvelle Heimat, dans laquelle certains étaient même nés, avec trente kilos de bagages, alors même que la France s’était engagée par écrit à n’expulser personne (Art.  6 de la convention d’armistice du 11 novembre 1918) !

Après des mois de recherches patientes, j’ai collecté des documents inédits exceptionnels qui nous permettent de vivre ce drame humain à la lumière de récits et de lettres d’époque. Le livre s’ouvre sur deux  témoignages généraux sur la manière   dont les « Vieux-Allemands », les uns  à Metz, les autres à Strasbourg, ont vécu la fièvre tricolore qui s’est emparée des Alsaciens-Mosellans et les expulsions décrétées dans la foulée.

On trouvera ensuite des extraits de souvenirs autobiographiques d’auteurs ayant vécu les événements, des récits familiaux que m’ont confiés des descendants d’expulsés, puis une bonne centaine de lettres issues des archives allemandes, dans lesquelles des particuliers d’Alsace et de Moselle racontent le cauchemar qu’ils étaient en train de vivre ; je donne la parole aussi à des Alsaciens qui se réjouissent (Hansi, Wetterlé) et à d’autres, moins connus, qui déplorent la situation. Le tout est illustré de dizaines d’illustrations anciennes, dont plus de 20 en couleurs.

La composition de ce gros livre, qui contient aussi la contextualisation des faits par une historienne et des articles de presse de 1918, permet de le lire en commençant par la première page, mais on peut aussi y picorer des passages au fil de ses envies.   Une page de notre Histoire qui ne nous avait jamais été racontée et que j’aimerais vous faire découvrir.

La presse en a parlé:

L’Ami hebdo 21 août 2025

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